Soirée 100 jours
Demain Samedi 28 avril à 19h
Au #1 rue Consolat

C'est vous qui ferez le choix des films, 
ou plutôt le hasard. 
Venez piocher un numéro.
Et faire durer la soirée comme il vous plait! 
1 jour, 2, 3, 40, 76, 100!!??



Parce que Cinq ans plus tard, le rituel des élections reprend son cours, 
les protagonistes sont identiques, la représentation spectaculaire et les enjeux confisqués.
1 jour/ 1 film de 5 minutes, 100 jours avant les élections, la proposition a été lancé a des réalisateurs et des collectifs ...http://www.100jours2012.org/

Venez aussi en même temps manger un bout, boire un coup...
L'adhésion au #1 est passée à 2 euros et l'entrée demain est libre



Exceptionnellement la projection du jeudi est déplacée 


"Les temps modernes":
Jeudi 12 avril 
Ouvertures des portes à 19h, séance à 20H30
Vous pourrez manger un quelque chose avant ou après la projection!


Au programme:
Appunti per un film sull' India de Pier Paolo Pasolini
Documentaire, noir et blanc, 1968, 33mn


Tourné entre "Œdipe roi" et "Théorème", "Notes pour un film sur l’Inde" appartient à l’ensemble parallèle des "Appunti", documentaires expérimentaux, repérages, films en devenir et à jamais inachevés, qui offrent un point de vue privilégié sur la méthode de Pier Paolo Pasolini. On y passe ici de récits légendaires en entretiens, d’enluminures en portraits pris sur le vif, de notables en Intouchables, de réalités en fantasmes.
Forte de son histoire millénaire, avec son lot de légendes et d’imageries que tempère l’histoire alors récente de son Indépendance, l’Inde offrait à Pasolini un laboratoire idéal pour construire et éprouver sa théorie d’une conservation non-dialectique du passé dans le présent. Si le cinéaste cherche d’abord, caméra à l’épaule et micro en main, à confronter à l’Inde "réelle" le souvenir d’un conte où un maharadjah se donne par bonté à des tigres affamés, il glisse bientôt vers la question des castes (il parvient d’ailleurs à interroger un Intouchable : séquence trop candide pour ne pas susciter un étrange sentiment). Egalement au programme : surpopulation et stérilisation, débat alors porté par les élites urbaines au détriment des paysans et ouvriers ; occidentalisation enfin, entre industrialisation et rêve démocratique. "Film sur un film sur l’Inde", ces courtes notes justifient d’une densité inattendue : indispensable pour comprendre Pasolini et son orientalisme si particulier. 


Mangui, onze ans peut être Lohars du Rajasthan 
de Claude Herviant et Jacques doillon
Documentaire, couleur, 1985, 50mn



Histoires parallèles de la caste des Lohars, déchue depuis le XVIe siècle, et de la vie de Mangui, une petite fille appartenant aujourd'hui à cette caste. Nomades, ces forgerons aux méthodes archaïques facilement concurrencées par les productions industrielles de meilleure qualité, ont un futur incertain. Dernières images d'un mode de vie voué à la disparition.

Les Lohars étaient les forgerons qui fabriquaient les armes des princes à Chitor. Aujourd'hui, ils ne fabriquent plus que des outils. Refusant de se rendre aux musulmans qui assiégeaient la ville en 1568, les habitants firent un grand feu au centre de la ville et s'y jetèrent ou se firent massacrer. Ceux qui réussirent à s'enfuir ont été déchus de leur caste. Ils firent cinq voeux dont ceux de ne jamais habiter dans une maison et de ne pas retourner à Chitor. Depuis lors, ils ont une vie de nomades et se marient entre eux pour conserver leur identité. Mangui, 11 ans, n'est jamais allée à l'école et, comme ses parents, elle est analphabète. Fiancée depuis l'âge de 3 ans, elle ne connaîtra son promis que le jour de son mariage. Rites, traditions et vie quotidienne, le temps est laissé aux images. 
 





Dans le cadre du cycle "les Temps modernes"


Jeudi 1er Mars 
Ouverture des portes à 19H Séance à 20H30

Au 1 rue consolat  
1 rue consolat 1er / Métro Tram: Réformés

Au programme :
Brendan Behan 
De Stephen Dwoskin
1990 , 29' , couleur , documentaire




Longeant des façades de briques rouges ou la berge d'un canal envahie par les herbes, dans un bar enfumé, un entrepôt désert ou un cimetière de campagne, trois comédiens irlandais donnent à entendre le timbre singulier de la voix de Brendan Behan (1923-1964). Poète et vagabond, ce "contemplatif laïque" fut plus célèbre de son vivant comme buveur que comme écrivain.

Elevé par sa mère au rythme des ballades irlandaises et dans la haine des Anglais, Brendan Behan s'engage dans l'IRA dès l'adolescence. Arrêté en possession d'explosifs, il passera plus de cinq années en prison, en Angleterre puis en Irlande. Libéré en 1945, il se met à écrire tout en menant une vie d'errance, d'alcool et de chansons. Hantée par les souvenirs de son incarcération - les condamnations à mort et les exécutions, les codétenus et les matons, la faim, la monotonie et l'attente interminable -, son oeuvre douce amère, truculente et pessimiste, offre une vibrante peinture du peuple irlandais. 

Myriam Bloedé


Site internet de Stephen Dwoskin
Biographie de Brendan Behan


Les dockers de Liverpool
De Ken Loach
1996 , 51' , couleur , documentaire


 
Sous-titré "Un Récit de morale contemporaine", ce film retrace la pugnacité et la rigueur des 500 dockers licenciés en 1995 par la Société portuaire de Liverpool, pour s'être solidarisés avec cinq de leurs camarades qui refusaient le retour à la précarité. Une lutte ignorée, minorée, trahie, que le cinéaste Ken Loach s'attache à restituer dans son extraordinaire dignité.

Les dockers se souviennent de l'embauche à la journée, au faciès, qui prévalait jusqu'en 67 sur le port de Liverpool. Durement acquis à l'issue d'une grève cette année-là, leur statut - contrat de travail, congés, assurance maladie, droit à la retraite - est abrogé en 89 par le gouvernement Thatcher. En 95, cinq dockers sont limogés pour avoir protesté contre l'abaissement arbitraire du tarif des heures supplémentaires. Suivent les licenciements de 500 de leurs camarades solidaires. Malgré l'aide ponctuelle des dockers danois, suédois, français et canadiens pour bloquer le frêt à destination de Liverpool, la solidarité de la classe ouvrière anglaise et la résistance admirable des femmes, la lutte s'enlise. Après un an de grève, trahis par leur syndicat, ils décident de tenir encore, le temps qu'il faudra. 

Doucha Belgrave


 
Biographie de Ken Loach


Un repas vous sera proposé par 
l'association Aglio Olio e Peperoncino

Tous les 3e dimanches de chaque mois, 
les projections "En douce"...



Dans le cadre du cycle "En douce"

Dimanche 19 Février 2012
Ouverture des portes à 16h Séance à 17h

Venez prolonger le dimanche autour d'une projection et d'un gouter
Au 1, rue consolat /  1 rue consolat 13001/métro réformés/tram réformés


Le partage des images
de Sylvain Bich, 2005, 36 mn, documentaire


A la surprise générale, le photographe Bernard Faucon décide de mettre un terme à son travail photographique... Pourquoi ? Je m'interroge quand tout une œuvre se rapporte à l’enfance et à la fuite du temps, est-ce un hasard de stopper son travail 20 ans exactement après l'avoir commencé? Qu'est ce donc que ce "désenchantement personnel" cette "fin de sa propre histoire avec les images" qu'il évoquait...

 Plus d'autres courts métrages...

Infos supplémentaires :



Adhésion au local 3 euros
Caisse participation libre aux frais de copies



Dans le cadre du cycle les temps modernes

Jeudi 2 Février à 20h30
Ouverture des portes à 19H Séance à 20H30

Un repas vous sera proposé par l'association Aglio olio e peperocino
Au 1, rue consolat /  1 rue consolat 13001/métro réformés/tram réformés


Chile
De Raymond Depardon, 1974 , 16' , noir et blanc , documentaire


Chili, 1973, par les reporters de l'agence Gamma. Un montage poignant de photographies célèbres, sans commentaire, avec des sons choisis avec précision, retracent avec émotion les événements qui virent l'anéantissement de la démocratie et l'instauration du régime totalitaire de Pinochet. Images terribles : le regard des Chiliens, leurs attitudes, face aux militaires anonymes.

La manifestation des femmes avec leurs casseroles, l'attaque du palais, les militaires dans la capitale, la répression, les enterrements, une dernière fois l'Internationale, le stade, Pinochet et son entourage parmi lequel un cardinal... Les images s'animent, un court instant, pour évoquer les bombardements de sites stratégiques sur la ville. Un narratif se tisse sans didactisme aucun : une manière de vivre et une conscience désormais réprimée s'estompent tandis que les militaires envahissent l'écran. Allende devant la peinture murale d'un poing levé, puis un autre poing qui se lève dans un cimetière, dernières images, symboles d'une mémoire qui ne pourra être effacée. 


Nathalie Magnan

Septembre chilien
De Bruno Muel, Théo Robichet et Valérie Mayoux,
1973 , 40' , couleur , documentaire




Le 11 septembre 1973 au Chili, les colonels prennent le pouvoir avec l'aide souterraine des Etats-Unis et instaurent une répression sanglante. Le film est tourné pendant les semaines qui suivirent cette date fatidique. Les témoignages recueillis contredisent toutes les déclarations officielles. Un état des lieux de Santiago en état de choc, contribution poignante à la mémoire d'une répression.

Lors d'une conférence de presse, un colonel déclare sans sourciller : "En arriver à renverser un gouvernement constitutionnel fut pour nous le plus gros problème. Nous voulons normaliser le pays sur les bases d'une structure saine, sans persécution idéologique." Au même moment, des milliers d'hommes et de femmes sont torturés et assassinés dans les vestiaires du stade national que l'on visite néanmoins avec la presse internationale sous la conduite d'un des colonels. L'histoire est reconstituée par des témoignages qui ne peuvent être filmés que clandestinement. Le système répond à une "logique de classe" : ce sont surtout les pauvres et les ouvriers qui sont torturés. A l'enterrement de Pablo Neruda, couvert par les télévisions étrangères, "L'Internationale" peut retentir, au milieu de sanglots retenus. 


Nathalie Magnan
 


A noter que  tout les 3e dimanches de chaque mois, est  l'occasion d'un cycle en douce...
Dans le cadre du cycle "En douce"

Dimanche 22 Janvier 2012
Ouverture des portes à 16h Séance à 17h

Venez prolonger le dimanche autour d'une projection et d'un gouter
Au 1, rue consolat /  1 rue consolat 13001/métro réformés/tram réformés


Città STATTO
de Giuseppe Spina, 2011, 35 mn, essai documentaire

Dans le sud de l'Europe est encore en vigeur aujourd'hui la force d'une vrai “ville état”, moyen fondamental à la machine d'un pouvoir étatique national. Ici les hommes des partis politiques et les mafieux, les syndicats et les chefs d'entreprises, les magistraux, les cardinaux, camouflent le désordre avec l'ordre.
Ils perpétuent une gestion expérimentale de la vie des masses, basée sur le vol et la corruption, pendant que les pratiques mondiales se succèdent égales à elles mêmes: guerre, crise, actions toxiques insérées dans le marché, injection de liquidités monétaire, exploitation.
Ce film est né d'un acte illégal, seul acte possible. 

 
Ouaga! Hommage a l'homme du 4 aout
(expérience sensitive d'une ville africaine)

Un fim de giuseppe Spina, Julie Ramaioli, Alessandro Gagliardo, 2008, 11 mn, Essai

 
Ouaga! c’est une recherche de l’être qui passe au travers de la conjonction d’un mouvement cinéma à un mouvement voyage et vice et versa. L’élan est pulsion.

Rien n’est construit au moment de la prise de vue, tout est montré comme un flux continu d’images, de signes, de parole éparses.
La construction du montage n’est pas un processus de reconnaissance et d’organisation du matériel. L’image est décomposée à partir du sentir qui ne veux jamais tendre à de l’esthétisme, mais qui nait comme seule transposition de l’instinct.

Les auteurs du film se retrouvent dans une seule figure, celle d’un voyageur, la voix de Thomas Sankara est réinventée, réécrite, réinterprétée à partir du doute d’un homme, d’un pays ou de l’histoire même.
 


En partenariat avec Nomadica (Circuit pour le cinéma autonome, Sicile, Italie)
Adhésion au local 3 euros
Caisse participation libre



Dans le cadre du cycle les temps modernes

Jeudi 5 Janvier à 20h30
Ouverture des portes à 19H Séance à 20H

Un repas vous sera proposé par l'association Aglio olio e peperocino
Au 1, rue consolat /  1 rue consolat 13001/métro réformés/tram réformés


Qui était Kafka
de Richard Dindo,2005 , 97' , couleur , documentaire


Prague, ville chérie et honnie par Franz Kafka, sert de cadre à une biographie intimiste de l'écrivain, allemand par la langue, juif par l’hérédité et tchèque en dépit de tout. Le récit chronologique de ses tribulations, depuis sa naissance en 1883 dans une famille de commerçants bornés jusqu’à sa mort précoce en 1924 d’une tuberculose du larynx, s’appuie sur son propre témoignage (ses journaux, sa terrible "Lettre au père") et ceux de proches.

La personnalité tourmentée de Kafka ressort moins ici de ses livres (la plupart posthumes) que des souvenirs de ceux qui l’ont aimé, écouté, épaulé dans ses innombrables moments de faiblesse physique et de désespoir moral. Interprétés par des comédiens quadra voire quinquagénaires, les personnages de Max Brod, Max Pulves, Gustav Janouch, Felice Bauer, Milena Jesenska et Dora Diamant témoignent une dizaine d’années après sa mort, lorsque le génie de leur ami a été pleinement reconnu. Ils évoquent sa vie publique d’employé d’une compagnie d’assurances, sa vie secrète et nocturne d’écrivain (Max Brod s’est bien gardé de brûler les manuscrits dont il était dépositaire), son ressentiment violent contre un père destructeur, ses exaltations amoureuses... Tourné dans le centre historique de Prague, notamment à la synagogue espagnole et au vieux cimetière juif, illustré de mélodies juives, cette évocation mélancolique s’appuie aussi sur des photographies d’archives peu connues. 


Eva Ségal


A noter que  tout les 3e dimanches de chaque mois, est  l'occasion d'un cycle en douce...